Les allégations au crible
« Cliniquement prouvé », « 100 % naturel », « détox », « complexe breveté » : le marketing du bien-être a son vocabulaire. La plupart de ces mentions ne garantissent rien de ce qu'on croit. On les décode une à une — ce qu'elles disent, ce qu'elles cachent, et le cadre réglementaire derrière.
Les mots qui trompent (sans mentir)
La force du marketing bien-être, c'est de rester techniquement vrai tout en laissant croire autre chose. « 100 % naturel » est souvent exact… et sans rapport avec l'efficacité ou l'innocuité (l'arsenic aussi est naturel). « Détox » s'appuie sur une idée séduisante mais floue, que la physiologie ne valide pas telle quelle. « Cliniquement prouvé » peut reposer sur une seule petite étude financée par le vendeur. Décoder, c'est rendre à chaque mot son poids réel.
Ce que le cadre réglementaire autorise
En Europe, les allégations de santé sont encadrées (EFSA, et côté français ANSES et DGCCRF). Une mention autorisée renvoie à un dossier ; beaucoup de formules jouent en réalité sur des allégations génériques ou des tournures suggestives. On rappelle systématiquement ce cadre : il aide à distinguer une promesse encadrée d'un simple effet d'annonce — sans pour autant transformer un complément en médicament.
Labels & brevets : lesquels valent quelque chose
Un brevet protège une formule ou un procédé : c'est une démarche juridique, pas une preuve d'efficacité. Certains labels reposent sur un cahier des charges sérieux, d'autres sont surtout décoratifs. On passe les principaux au crible pour vous dire ce que chacun garantit vraiment — et ce qu'il ne dit pas. L'objectif n'est jamais d'alarmer, juste de rendre lisible.
Testez une allégation
Notre outil note la solidité réelle d'un « cliniquement prouvé » en quelques clics.